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jeudi 17 octobre 2002
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Tintin est rempli de bulles (9)

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Le cogiteur

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SALAM

L’image sort de Coke en Stock, est-il besoin de le préciser ?

Hergé utilise le mot salam comme un nom commun précédé d’un article.

Notons cependant qu’Hergé l’écrit parfois avec un double a : Saalam quand il le fait suivre par Aleikum. C’est par exemple le cas si vous ouvrez Tintin au Pays de l’Or Noir à la page quatorze.

Ajoutons enfin que si les trois mots salam, saalam et aleikum ne se retrouvent pas dans l’O.D.S., on y trouve cependant salamalec, un des rares mots de l’O.D.S. indiqué comme pluriel et dont on accepte l’ajout d’un s final au pluriel !

SAMBOUK

Les sortes de bateaux sont innombrables. Tous les lecteurs de Hergé connaissent au moins le sampan (Le lotus bleu) et le sambouk (Coke en stock). Pourquoi Larousse nous prive-t-il de ce dernier ?


SENHOR

Tintin parle souvent au " senhor " Oliveira, en l’appelant " senhor " dans des phrases exprimées entièrement en langue française.

Le " senhor " s’exprime d’ailleurs dans un langage français impeccable.

A d’autres occasions, dans les albums, les personnages se désignent sous les expressions efendi, mister, mistress, sahib, sir et sidi qui elles se retrouvent toutes dans l’O.D.S. ! Allons un petit effort pour "senhor", non ? Il est vrai que les " Herr ", " Frau ", " mijnheer ", " mevrouw " et " mejuffrouw " et les homologues de tous les pays ne tarderaient pas à suivre. Aie !

Notons au passage d’autres bulles comme "Koucho". Ce mot tibétain a déjà été évoqué (Tintin au Tibet). Il y a plusieurs fois "Missié" prononcé, on s’en doute, par divers Africains (Tintin au Congo), "Monzieu" par un douanier syldave (l’Affaire Tournesol), "Mossieu" par un des Dupondt(On a Marché sur la Lune) et "Señores" et "señoras" par Alcazar-Zarate, devenu lanceur de javelots (Les Sept Boules de Cristal).




SUCREUR

Oui, sucreur de rahat-loukoums à Erzurum, c’était la profession fort modeste du papa de Rastatopoulos. C’est du moins ce qu’il signale sous l’effet du sérum de vérité dans Vol pour Sydney. Hergé tenait à ne vexer aucun de ses lecteurs de l’époque dont les parents se retrouvaient dans tous les milieux socio-professionnels. Il s’est donc évertué à trouver un métier pour lequel aucun de ses lecteurs ne se sentirait le moins du monde blessé.

Il est à noter que ce mot sucreur est repris dans le Grand Robert où l’on trouve même trois sens différents ! C’est d’abord celui qui fait du vin de sucre (tiens, tiens, voilà un débouché pour nos planteurs de betteraves). C’est ensuite la personne qui sucre et qu’on retrouve dans une expression populaire : sucreur de fraises. C’est enfin l’ouvrier qui sucre le champagne. Ah bon ! On fiche du sucre dans le champagne ! Pouah !

Attention ! Pas encore de sucreur dans l’O.D.S.

<<à suivre>>


 
 

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