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RAOUW

RAVACHOL Plusieurs fois, Haddock lance cette insulte et même au pluriel.

Ravachol était le surnom de François Koënigstein et le nom de sa mère qu’il porta avant reconnaissance par son père suivie d’un abandon dans la misère.

Ce célèbre anarchiste français du XIXè siècle finit sous le couperet de la guillotine après vols, assassinats et destruction d’immeubles de magistrats par pose d’explosifs.

REPOMPONS Ce sont les Dupondt dans le Trésor de Rackham le Rouge qui, très dépités par la corvée de la manoeuvre de la pompe à air alimentant le scaphandre, utilisent ce verbe absent des dictionnaires et que pas un seul lecteur ne prétendra ne pas comprendre. L’absence de milliers de verbes indiquant la répétition de l’action qui sont répertoriés dans les grands dictionnaires jette le discrédit sur les plus petits qui en font l’économie pour gagner trois ou quatre millimètres de feuillets.

RH

RHAAH

ROHR

RR

RRAH

RREUH

RRH

RRHOAH

RRHOR

RROM

RRON

RROOHRR

RRR

RRRAH

RRRH

RRRING

RRRON

RRROUM

RRREUH

RRRR

RRRRH

RRRRON

RRRRR

RRRRRON

RRRRREUH

RRRRRRR

RRRRRRRR

RRRWT

 

 

SAHIB

SALAAM

SALAM Hergé utilise dans Coke en Stock le mot « salam » comme un nom commun précédé d’un article.

Notons cependant qu’Hergé l’écrit parfois avec un double a : « Salaam » quand il le fait suivre ou précéder par « Aleikum ». C’est par exemple le cas si vous ouvrez Tintin au Pays de l’Or Noir à la page quatorze.

Ajoutons enfin que si les trois mots « salam », « salaam » et « aleikum » ne se retrouvent pas encore dans l’O.D.S., on y trouve cependant salamalec.

SAMBOUK Les sortes de bateaux sont innombrables. Tous les lecteurs de Hergé connaissent au moins le sampan (Le lotus bleu) et le « sambouk » (Coke en stock). Pourquoi nous avoir privé de ce dernier dans l’O.D.S.?

SCHH

SCHLOUP

SCHLUP

SCHHH

SCHHH

SCHNOQUE

SCRRUC

SENHOR Tintin parle souvent au « senhor » Oliveira, en l’appelant  » senhor  » dans des phrases exprimées entièrement en langue française.

Le « senhor » s’exprime d’ailleurs dans un langage français impeccable.

A d’autres occasions, dans les albums, les personnages se désignent sous les expressions effendi, mister, mistress , sahib, sir et sidi qui au fil du temps se retrouvent toutes dans l’O.D.S. ! Allons un petit effort pour « senhor », non ? Il est vrai que les « Herr », « Frau », « mijnheer », « mevrouw » et « mejuffrouw » et les homologues de tous les pays ne tarderaient pas à suivre !

Notons au passage d’autres bulles comme « Koucho ». Ce mot tibétain a déjà été évoqué (Tintin au Tibet). Il y a plusieurs fois « Missié » et « Moussie » prononcés, on s’en doute, par divers Africains (Tintin au Congo), « Monzieu » par un douanier syldave (l’Affaire Tournesol), « Mossieu » par un des Dupondt et par Tournesol (On a Marché sur la Lune) et « Señores » et « señoras » par Alcazar-Zarate, devenu lanceur de javelots (Les Sept Boules de Cristal).

SENORES

SENORAS

SENSASS

SETTLEMENT Deviendra concession dans le Lotus Bleu en couleurs.

SHOT

SHOTE

Dans « Les Cigares du Pharaon », version en couleurs, à l’avant-dernière page, se déroule en Inde une grande parade prise pour un match de football par l’un des deux piqués (au radjaïdjah).

Les éditions antérieures au décès d’Hergé étaient légèrement différentes de celles qui suivirent son décès. Peu de différence : une seule lettre ! Le cinglé ne disait pas « shoote » mais « shote »

Pourquoi ce changement ? Est-ce une initiative de l’éditeur, de l’auteur, ou de ses ayants-droit ?

Il est surprenant qu’Hergé ait demandé de corriger un belgicisme laissé tel quel pendant plusieurs dizaines d’années.

On peut donc présumer une initiative de l’éditeur ou des ayants-droits d’Hergé. Mais ce serait alors une altération de l’oeuvre d’Hergé et, pour cette raison, une initiative malheureuse à mon sens.

C’est en tous les cas certainement « shote » qu’avait en tête Hergé lorsqu’il a composé l’ouvrage.

A l’époque, c’était avant la guerre, pas un journaliste belge n’utilisait le mot « shooter ». Et en France, on préférait souvent dire frapper le ballon ou tirer au but. La mode du foot se développant, quelques rares mots anglais se sont cependant glissés dans les commentaires de la presse française toujours frileuse quand il s’agit d’emprunter des mots d’outre-Manche. Et puis la radio et ses reporters influencèrent le vocabulaire des amateurs de foot. Et au cours d’un reportage, le verbe « shoter » est plus incisif que « frapper le ballon du pieds ».

Alors qu’en Belgique depuis 1930, on utilise régulièrement et sans complexe le verbe « shoter » avec un seul o, les quelques journalistes français qui se permettent d’utiliser un terme anglais ont imité les anglais qui mettent deux o à shoot. Ils ont donc adopté la forme verbale shooter qu’en Belgique on n’utilise à peu près exclusivement pour se piquer, se droguer.

Dans notre petit pays, tout le monde sait que le double o anglais se prononce ou, comme dans foot ! Je n’ai jamais entendu Luc Varenne (et rarement ses successeurs) dire shoot, mais toujours shot. Et la presse et les supporters ont longtemps suivi. Allez encore maintenant à la sortie des stades. Vous entendrez parler surtout de shots (« o ») et non de shoots (« ou »). Cela se prononce exactement comme au tennis un passing-shot.

Tiens, à propos de foot, il en a fallu du temps pour admettre keeper mais toujours pas de « half » ni de « back » ou d' »offside » dans l’O.D.S. Parmi les nombreux passionnés de foot, ces mots sont utilisés, du moins en Belgique, aussi souvent, et même beaucoup plus, que leurs synonymes demi, arrière ou hors-jeu ! Notons que les tableaux des performances des équipes de l’Euro 2016 présentés à la télé française en fin de match  comptabilisent les « offsides » .

Et on ne joue ni « sporting » ni « daring » ni « racing » au scrabble. Surprenant ! Serait-ce pour ne pas ouvrir la porte à « Eendracht », « Excelsior », « Macchabi », « Juventus », « Locomotiv » et tant d’autres?

SIDI

SIGNOR

SIGNORA

SLURP

SMACK

SOIDISANT Vraie bourde d’Hergé, et elle survient à deux occasions mais dans un seul album, Le Sceptre d’Ottokar.

La première apparition survient dans un carnet de notes tenu par un bandit espion très amateur, probablement syldave et qui a du mal à cadrer les photos prises à l’aide de sa montre truquée. Comme il s’agit d’un Syldave, il est donc normal que des fautes d’orthographe se soient glissées dans ses écrits curieusement rédigés en langue française et non dans la langue du pays d’origine.

Curieux ? Pas tellement si l’on regarde cela de plus près et si l’on constate à quel point les Syldaves sont francophiles.

Voyez comme le douanier parlait relativement bien le français pour faire payer des droits d’entrée au Capitaine Haddock pour la malheureuse demi-douzaine de bouteilles de whisky emportées. Et souvenez-vous de la vitrine du magasin de jouet devant laquelle Tintin comprend la manière dont le sceptre d’Ottokar a pu quitter la salle du Trésor royal. Toutes les mentions y sont faites en français. Le musée d’Histoire naturelle où Milou vole un os fossilisé affiche son nom en français et non en syldave.

Il n’en demeure pas moins qu’on peut absoudre cette première apparition de « soidisant ».

Pourtant, la bulle « soidisant » revient à une autre occasion. Et c’est oralement que le personnage qui commet cette erreur s’adresse à Tintin pour lui annoncer que le compagnon de voyage de Tintin, le « soidisant » professeur Halambique a été arrêté.

Ce n’est pas par écrit qu’il commet l’irréparable… Alors, comment justifier ? J’ai le bec dans l’eau. Ici, faire appel au Vatican ne suffit décidément plus pour absoudre Hergé.

Mais si le Vatican ne peut venir en aide, Internet et Google le peuvent ! Ce moteur de recherche me sort des centaines de références où le mot « soidisant » se retrouve. Yahoo, Msn, Altamira et d’autres se montrent également fort généreux. Alors ? Est-ce Hergé qui a influencé tous ces rédacteurs ? Le mot ne devrait-il pas entrer dans les dictionnaires ? D’autant plus que la mode est à la suppression de nomnreux traits d’union.

SORRY

L’utilisation du mot sorry est beaucoup plus fréquente en Belgique qu’en France. Quand vous perdez un peu l’équilibre dans un bus et que lors d’un tournant ou d’un coup de frein, vous bousculez quelqu’un dont vous ignorez s’il est ou n’est pas francophone, le mot sorry compris par tous est parfaitement aimable et adapté à des excuses. Rien qu’à la sonorité du r, l’interlocuteur saura si vous êtes francophone, néerlandophone ou anglophone et vous répondra éventuellement en conséquence.

SPEED

SSSCH

SUCREUR Oui, sucreur de rahat-loukoums à Erzurum, c’était la profession fort modeste du papa de Carreidas sous l’effet du sérum de vérité que lui fait subir Rastatopoulos dans Vol 714 pour Sydney.

Hergé tenait à ne vexer aucun de ses lecteurs de l’époque dont les parents se retrouvaient dans tous les milieux socio-professionnels. Il s’est donc évertué à trouver un métier peu considéré pour lequel aucun de ses lecteurs ne se sentirait le moins du monde blessé.

Il est à noter que ce mot sucreur est repris dans le Grand Robert où l’on trouve même trois sens différents ! C’est d’abord celui qui fait du vin de sucre (tiens, tiens, voilà un débouché pour nos planteurs de betteraves). C’est ensuite la personne qui sucre et qu’on retrouve dans une expression populaire : sucreur de fraises. C’est enfin l’ouvrier qui sucre le champagne. Ah bon ! On fiche du sucre dans le champagne ! Pouah !

On peut jouer ce sucreur si longtemps interdit.

TACATAC

TACATACATAC

TACTAC

TACTACTAC

TARATABOUM

TARATATAAAAA

TCHAA

TCHAAA

TCHAC

TCHANG

Le texte nous éclaire sur la signification de ce mot. C’est bien entendu un terme très exotique qui sort de l’album Tintin au Tibet. Mais il semble que les informations compilées par Hergé soient discutables car il existe bien une bière tibétaine fermentée mais son nom trouvé sur Internet est le « chang » ou « chhaang » qu’on rencontre aussi en Inde, au Népal, au Sikkim, au Bhoutan et en Chine. Notons toutefois qu’un reportage dans l’Himalaya présenté sur TV5 a parlé ce dimanche 5 juin 2016 à plusieurs reprises de cette boisson prononcée comme s’il y avait un t comme initiale.

TCHEKA Nom que portait au départ la guépéou dont on a parlé plus haut.

TCHH

TCHHIP

TCHIP

TCHIIP

TCHIIIP

TCHOUM Onomatopée évoquant l’éternuement.

TCHOUMMM

THHT

THUNDERFLASHES (pl. de THUNDERFLASH) Les pétards d’exercices militaires portent un nom. Hergé l’utilise. L’armée belge également. Les dictionnaires consultés, petits et gros, l’ignorent. Existe-t-il une autre dénomination en un seul mot ailleurs ? Je l’ignore complètement.

Notons au passage que le « thunderflash » est également un type d’avion à réaction aussi absent des dictionnaires que durant de nombreuses années le « mosquito » de Szut visible dans Coke en stock.

TIIIUUOUOO

TILT

 

TIN

TIUUUT

TIUUUUUW

TOOOOOT

TOOOOT

TOOOT

TOOT

TOOUUIT

TOOUUUT

TOUUT

TOUGOUDOUG

TRALALALA

TRALALAITOU

TRALALAOUTI

TRALALALAÏKA

TRIIT

TRIII

TRIIIT

TRIIIIT

TRIIIIIT

TRIIIIIIT

TRIIIIIIIT

TRING

TRIUUW

TROULALA

TRRING

TRRKHKRAAH

TRRRIIT

TRRRING

TRRRRIT

TRRRIT

TSAMPA Ici encore, on se trouve en présence d’un terme tibétain peu connu et qui risque de demeurer longtemps dans l’oubli.

Le ou la tsampa, pas un dictionnaire ne nous permet de le préciser. Mais un restaurant à Ixelles, une des communes de l’agglomération bruxelloise, porte le nom de La tsampa.

TSIIII

TSIIIII

TUUIT

TUUT

TUUUT

TUUUUT

TUUUUUUT

VAT Au cours d’un tournoi de Fleurus, des habitués du jeu Pyramide, néophytes au scrabble, se sont laissé piégier en jouant ce « vat » encore interdit au scrabble. Zéro stupéfiant puisque tout le monde a lu cette expression « A Dieu vat », souvent mal prononcée. L’Académie Française précise dans son dictionnaire que le t se prononce dans cette expression !

On se rend compte que cette expression extraite du Temple du Soleil devait sortir de la bouche du capitaine Haddock, non parce qu’elle rappelle une marque de whisky, mais du fait qu’elle est si typique du monde des marins.

On la retrouve pourtant déjà plusieurs fois dans Tintin au Pays des Soviets.

VERCINGETORIX Injure de Haddock.

VISIGOTHS « Visigoths » est lancé par Haddock à une bande d’Africains musulmans surgis des cales du navire, dans Coke en Stock.

Jadis, on ne mettait pas de w à ce mot. Le w existait dans de très rares mots, et il a fallu attendre la septième édition du dictionnaire de l’Académie pour qu’à l’instar de toutes les autres lettres, le w y soit signalé comme lettre mais avec quelle prudence : Lettre consonne qui appartient à l’alphabet de plusieurs peuples du Nord, et qu’on emploie en français pour écrire un certain nombre de mots empruntés aux langues de ces peuples, mais sans en faire une lettre de plus dans notre alphabet ; on la nomme Double vé.

A s’en tenir aux dictionnaires de l’Académie, jusqu’en 1935, l’alphabet de la langue française n’avait pas de w ! Et dire que le scrabble fut imaginé en 1931. Heureusement qu’il n’était pas encore exporté en France, car nous jouerions sans W, ce qui est le cas dans d’autres langues où les rares mots avec W ne se jouent qu’à l’aide de la lettre blanche qui vaut zéro point !

Le Grand Robert précise qu’on admet les formes visigoth et visigothique (inconnues du Petit Larousse…, non, non, cela le Robert le pense probablement mais ne le dit pas). Le mot ne se jouait longtemps au scrabble qu’avec le w.

Un tableau de véhicules sorti d’un Larousse de 1898 semble irréel!

VIVA L ‘alternance rapide entre les Viva Tapioca et Viva Alcazar dans l’Oreille cassée est amusante.

Dans Tintin et les Picaros, l’atmosphère carnavalesque inspire bien normalement ce « viva », exclamation d’enthousiasme qui se retrouve dans plusieurs titres de films bien français ! N’est-ce pas Brigitte Bardot et Jeanne Moreau?

VIVISECTIONNISTE Le mot est absent de l’O.D.S. Et c’est normal puisqu’il compte 16 lettres. A nouveau une injure du Capitaine, mais reprise tant de fois dans la presse évoquant les recherches pharmaceutiques et médicales à l’aide d’animaux sacrifiés vivants qu’on est surpris de ne pas voir ce mot dans les dictionnaires les plus courants. Pas mal de gens apprécieraient que l’O.D.S reprenne les mots dépassant les 15 lettres en les listant en italique afin de ne pas devoir acheter d’autres dictionnaires pour les mots croisés par exemple.

VLAF

VLOP

VRROUM

WAAAH

WAAAAAH

WANG

WAOUAOUUUU

WESTINGHOUSE Dans L’Ile Noire, les faux-monnayeurs détachent un wagon d’un train en marche. Ils y arrivent en actionnant le « westinghouse » qui accroche les wagons l’un à l’autre. Hergé met le mot entre guillemets car il a certainement conscience d’utiliser un terme absent des dictionnaires. Mais quel autre mot utiliser ? A des ouvriers s’affairant à détacher deux wagons dans la gare de Mons, j’ai demandé le nom de cet engin, ils m’ont donné le nom d’une usine où il a été fabriqué ! Faut croire qu’à l’époque, les chemins de fer belges se fournissaient chez « Westinghouse »,

WHAA

WHAAAH

WHAAH

WOOUHOUWOUWOU

WOOUUIIII

WOUAAAAHHRRRR

WOUAAAAHW

WOUAAAH

WOUAAAHW

WOUAAH

WOUAAHW

WOUAARRH

WOUABLUBBLUB

WOUAC

WOUAH Parmi les nombreux aboiements de Milou ou d’autres cabots, c’est tout de même cette onomatopée qui me semble la plus commune.

WOUAHW

WOUH

WOUHOUUUU

WOUHOUHOU

WOUHOUHOUWOU

WOUHOUHOUHOU

WOUHOUH

WOUIIIT

WOUIN

WOUIT

WOUITCH

WOUM

WOOUIT

WRAOUH

WROUM

WUITT

WUUU

WUUUUU

WUUUUUU

WWH

XWUUI

YANH

YES Ben oui ! N’est-il pas normal de le trouver dans Tintin en Amérique dans la bouche de truands qui font par ailleurs l’effort de parler en français, même entre eux ! Pas besoin de traducteur ! Le Yes se retrouve aussi dans l’Ile Noire, c’est normal ! Tellement plus fréquent dans les conversations que le sir admis au scrabble ! On verrait avec sympathie sa présence dans l’ODS.

Mais alors le JA allemand et néerlandais, on l’adopte aussi ? Il est présent dans Tibtin au Pays des Soviets.

YETI

YOUP

YOUPIIE

YOUPIIIE

ZIIIIIIP

ZIM

ZIP

ZWIIIZ

ZZZ