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Quelques termes sur les cris des animaux (3)

Éloi est né à Chaptelat près de Limoges, en Limousin, vers 588, de riches parents gallo-romains ; son père s’appelait Eucher et sa mère Terrigie, propriétaires de plusieurs grands domaines, dont un à Ambazac. Ils possédaient des intérêts dans l’exploitation de mines d’or du Sud-Ouest aquitain.
Il fut placé par son père, en apprentissage à Limoges auprès d’Abbon, orfèvre réputé, qui fabriquait de la monnaie. Selon saint Ouen, au cours de son apprentissage, il « assistait fréquemment aux offices de l’église, où il écoutait avec une grande avidité tout ce qu’on disait des divines écritures. »
« Cependant, peu d’années après, des circonstances que Dieu, dans sa providence, avait sans doute amenées, le déterminèrent à quitter sa patrie et sa famille pour se rendre seul en France »1. C’est-à-dire au Nord de la Loire, et plus précisément à Paris.

Saint Éloi remet au roi Clotaire II deux selles. Un artiste du xve siècle a traduit le mot sella, « siège », de manière erronée, conduisant à représenter le saint donnant deux selles à Clotaire II. Triptyque du xve siècle, Poitiers.
Éloi entra au service de l’orfèvre Bobbon, qui reçut une commande du roi Clotaire II pour la fabrication d’un trône d’or orné de pierres précieuses.
Clotaire II donna à Bobbon la quantité d’or nécessaire à la fabrication du siège, qui fut transmise à Éloi. Celui-ci fabriqua deux trônes en évitant la fraude sur la quantité d’or en ne prenant pas « prétexte des morsures de la lime, ou celui de la trop grande ardeur du feu ».
Ce qui fit que jusqu’à la révolution de 1789, on chanta un hymne dans l’église de Noyon, qui fut son évêché :
« Dum vas regi Clotario
Ex auri massa fabricat
Aurum in fabri studio
Summus faber multiplicat. »

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Le divin ouvrier (summus faber) aurait multiplié l’or tandis qu’Éloi fabriquait le trône.
L’honnêteté d’Éloi paya, Clotaire II le garda dans son entourage. La confiance que porta le roi envers lui s’accrut lorsque Clotaire II voulut qu’Éloi prête serment, par la pose de ses mains, sur de saintes reliques. Éloi, redoutant Dieu, refusa. Devant l’insistance du roi, Éloi pleura pour son offense envers Clotaire II, et redouta sept fois plus de porter la main sur de saintes reliques.

Ordination de saint Éloi à l’évêché de Noyon. xve siècle.
L’orfèvre Éloi devint contrôleur des mines et métaux, maître des monnaies, puis grand argentier du royaume de Clotaire II, puis trésorier de Dagobert Ier avant d’être élu évêque de Noyon en 641.
Fondateur de monastères à Solignac et à Paris (monastère Sainte-Martial, devenu par la suite couvent Saint-Eloi), il accueillit sainte Godeberthe comme moniale à Noyon. Il est aussi considéré comme le fondateur de l’Abbaye du mont Saint-Éloi située à l’ouest d’Arras.
Saint Éloi est réputé fondateur de l’église de Dunkerque. Il y aurait, selon la légende, pacifié le géant Allowyn, pour protéger Dunkerque des invasions et pillages des Vikings.
Quoique étant encore laïc, il fut élevé en 640 sur le siège de Noyon. Après son élection comme évêque de Noyon, saint Éloi a passé vingt ans à convertir la population druidique des Flandres et des Pays-Bas au christianisme. Son compagnon saint Ouen le relate dans sa Vita d’Eligius.
Investi de toute la confiance de Dagobert Ier, il remplit les missions les plus importantes et réussit notamment à amener Judicaël, duc des Bretons, à faire sa soumission en 636.
Éloi porta l’art de l’orfèvrerie à un degré de perfection extraordinaire pour son temps : les plus remarquables de ses ouvrages étaient les bas-reliefs du tombeau de saint Germain, évêque de Paris ; un grand nombre de châsses destinées à renfermer des saintes reliques ; les deux sièges d’or enrichis de pierreries, qu’il exécuta pour Clotaire II ; on pouvait voir encore plusieurs de ces ouvrages en 1789. Il contribua aussi pour une grande part à l’érection de plusieurs monuments religieux.
Éloi avait un disciple, saint Titouan le Suève, qu’il avait racheté de l’esclavage et formé à la vie chrétienne : il est mort martyr.
Saint Éloi est généralement considéré comme le saint patron des ouvriers qui se servent d’un marteau, et plus précisément des orfèvres, graveurs, forgerons, mécaniciens, chaudronniers, horlogers, mineurs, taillandiers, batteurs d’or, doreurs, tisseurs d’or, monnayeurs, serruriers, cloutiers, fourbisseurs, armuriers, balanciers, épingliers, aiguilliers, tireurs de fils de fer, ferblantiers, fondeurs, lampistes, loueurs de voiture, voituriers, cochers, vétérinaires, selliers, bourreliers, maréchaux-ferrants, charrons, carrossiers, charretiers, éperonniers, maquignons, fermiers, laboureurs, valets de ferme, pannetiers, vanniers, bouteillers, mais également du matériel et des militaires logisticiens.

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